L'analogique, la nummérisation et le numérique


En terminant notre dernier blogue, je vous posais diverses questions.

« Après vous avoir expliqué brièvement toute cette évolution de l'image numérique. Que pouvons-nous faire avec celle-ci maintenant ? Nos souvenirs passés, comment pouvons-nous les restituer ? Quelle sera la qualité de l'image avec nos télévisions d'aujourd'hui que ce soit en HD, en Full HD ou en UHD avec des formats 16:9, alors que le tout a été enregistré en 4:3 ? »



Avant de répondre à toutes ces questions, nous allons nous arrêter quelques instants et comprendre la différence entre l'analogique et le numérique. La définition très détaillée peut, dans un premier temps, être complexe, mais je vais tenter de la simplifier avec des exemples.

La transmission analogique de données consiste à faire circuler des informations sur un support physique de transmission sous la forme d'une onde. La transmission des données se fait par l'intermédiaire d'une onde porteuse; c'est-à-dire une onde simple dont le seul but est de transporter les données par modification de l'une de ces caractéristiques (amplitude, fréquence ou phase). C'est la raison pour laquelle la transmission analogique est généralement appelée transmission par modulation d'ondes porteuses.

Lorsque nous reproduisons un phénomène original, c'est que nous l'avons enregistré et le but est de le reproduire le plus exactement possible. Lorsque le support physique peut prendre des valeurs continues, on parle d'enregistrement analogique. Par exemple une cassette vidéo, une cassette audio ou un disque vinyle sont des supports analogiques. Un exemple assez frappant est un thermomètre au mercure pour indiquer la température, il est gradué en degrés. Ce système est analogique. On parle d'analogique si la mesure donne un nombre réel variant de façon continue.

Par contre, lorsque le signal peut prendre que par des valeurs bien définies et en nombre limité, on parle alors de signal numérique. La représentation d'un signal analogique est donc une courbe (onde), tandis qu'un signal numérique pourra être visualisé par un histogramme. De cette façon, il est évident qu'un signal numérique est beaucoup plus facile à reproduire qu'un signal analogique. De nos jours, on écoute de la musique sur CD et elle est numérique. Certains artistes musicaux ont contesté le passage de l'analogique au numérique dans le début des années 1980. Aujourd'hui en 2017, aussi incroyable que cela puisse paraître, la vente de microsillons (et oui nos bons vieux 33 tours) est à la hausse dans plusieurs pays du monde et le Québec n'y échappe pas.

La numérisation.


La transformation d'un signal analogique en signal numérique est appelée numérisation. Ainsi, grâce à la numérisation on peut garantir la qualité d'un signal, ou bien la réduire volontairement, et ce pour diverses raisons.

Grâce à cette avancée, il est maintenant possible de numériser nos photos argentiques, nos négatifs et nos diapositives et ce, à diverses résolutions. Avec le développement de logiciels de plus en plus sophistiqué, il est possible après cette récupération de les améliorer, de les découper et bien plus encore. Le progrès ne s'arrête pas là, nos pièces musicales qui sont sur des 33, 45, 78 tours ou sur des cassettes peuvent être elles aussi numérisées. On peut diminuer les bruits de fond, éliminer les clics et les améliorer à bien d'autres niveaux. En plus des VHS, le Hi-8, le 8 mm et le vidéo 8 obtiennent une seconde vie, en profitant du numérique et sans oublier les MiniDV les cassettes 8MM. Il est possible aussi de les améliorer.

Dans un prochain blogue, je vous expliquerai comment faire les numérisations de ces médias et par la suite comment on fait le montage.